Chloe-Sainte-Marie

Extrait : Mishtashipu



 
  Chloé Sainte-Marie
 
Chloé Sainte-Marie est devenue, en six ans et quatre albums, une chanteuse à part entière.

Contribuant à la diffusion de la poésie québécoise, amérindienne et franco-ontarienne, elle passe les mots de ses poètes aux quatre coins de la francophonie avec une authentique simplicité.

C’est d’abord par le cinéma que le nom de Chloé Sainte-Marie est connu du public, révélé par le cinéaste Gilles Carle dans la seconde moitié des années quatre-vingt. Il est donc tout naturel que ce soit par ce média qu’elle arrive à la scène professionnelle. En 1989, elle interprète avec François Guy la chanson thème que ce dernier a écrite pour le film Cinéma, cinéma, marquant les 50 ans de création de l’Office National du Film et les 25 ans de la section française de production. Un peu plus tard, elle est de la distribution du film Vive Québec, un documentaire-fiction autour de l’histoire de la capitale québécoise, où elle joue et chante à nouveau. Ce n’est cependant qu’au milieu de la décennie suivante qu’elle fait le saut dans l’arène musicale et grave son premier enregistrement commercial L’emploi de mon temps. Elle y chante surtout des textes de Fernando Arrabal, sur des musiques plutôt éclectiques. Son second album, Je pleure, tu pleures, sors-en 1999, et est accueilli comme la surprise de l’année et récolte pas moins de six nominations au gala de l’Adisq. En octobre 2002, l’album Je marche à toi est lancé et la critique est encore une fois unanime à souligner la qualité et l’originalité de cet album qui remporte le Félix dans la catégorie Album de l’année – Folk contemporain au gala de l’Adisq 2003. L’année suivante, une importante tournée conduit Chloé en France, en Suisse et en Belgique où elle récolte quelques prix. En 2005, Chloé propose un nouvel album intitulé Parle-moi , qui est proclamé «Spectacle de l’année –Interprète » au gala de l’ADISQ 2006. Après plus de 90 spectacles, la tournée «Parle-Moi» continue de ravir le public.

Après avoir chanté Gaston Miron et nos grands poètes de langue francophone, c’est maintenant aux chansons de Philippe McKenzie, précurseur du mouvement folk-innu contemporain dans les années 70, que Chloé prête sa voix. Avec Nitshisseniten e tshissenitamin, elle présente un spectacle intimiste où les chœurs et les tambours portent les paroles d’un peuple qui ne demande qu’à comprendre son histoire, à retrouver son identité.